A vos armes septuagénaires !

Article de JP

Récemment dans le cadre du grand débat sur les retraites et sous prétexte de faire des économies, on attribuait aux personnes de plus de 62 ans de telles aptitudes physiques que certains édiles pariaient sur l’âge de 70 ans comme seuil des retraites invoquant les progrès de la médecine et le recul de l’âge moyen de la mortalité.

 

Il a fallu qu’une saloperie de virus vienne modifier la donne pour que subitement le “ septuagénaire” redevienne à nouveau centre d’intérêt. Il suffit d’entendre le questionnement des médias ne cessant aujourd’hui d’interroger les soignants pour savoir si un critère d’âge sélectif est retenu pour convenir d’une fin de vie des patients dont ils ont la charge.

Fort heureusement la plupart d’entre nous faisons la sourde oreille, d’autres y mettent des cotons pour ne pas entendre de tels propos imbéciles et irresponsables.

Rappelez-vous… lors de la guerre 1939-1945 quand un certain personnage moustachu et mèche sur le front a pratiqué une terrible discrimination.

Au final, c’est lui qui s’est volontairement confiné dans son bunker et il n’en est jamais sorti.

Septuagénaires prenons garde ! Protégeons-nous, soyons prudents, et que le confinement nous aide à sortir vainqueurs de cette guerre.

J. P

One Thought to “A vos armes septuagénaires !”

  1. FPF

    L’avis de Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA, association pour la dignité humaine, qui vient en aide aux personnes fragilisées par les épreuves de la vie.
    « Chacun sait que la pandémie aggrave la situation déjà préoccupante de nombreuses personnes âgées, pas seulement en EHPAD. Le fait qu’on ne comptabilise pas leur décès dans les statistiques des morts par COVID-19 est un scandale. Nos aînés devraient-ils être considérés comme des sous-citoyens, dont la vie ne compterait plus ? Certains discours le laissent entendre. Les « hécatombes » constatées chez les résidents âgés de plusieurs EHPAD sont tout aussi dramatiques que dans d’autres catégories de population. Leurs soignants nous alertent sur le rationnement des tests de dépistage (au maximum trois par établissement), le non-accès aux traitements (pas d’essai curatif ou prophylactique en cours), le non-accès à l’hôpital, et, dans certains cas, à l’oxygène.
    D’un côté, de nombreux soignants en EHPAD se montrent héroïques, à l’image de ceux qui se confinent avec leurs résidents ou qui compensent, par un surcroît de présence, la détresse liée à leur isolement. Mais d’un autre, nous voulons mettre en garde contre la tentation et le risque réel d’euthanasie. C’est dans ces moments les plus difficiles que l’éthique soignante doit être pleinement respectée. »

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