Au commencement, à la fin, mars a du poison.

N’oublions pas nos contes près du feu chers à nos anciens, contes puisés dans la mémoire collective, qui servaient parfois de baromètre pour les cultures.

Une vieille bergère des Corbières, considérant après la floraison des mimosas que l’hiver était fini et que le printemps était bien installé, aurait eu, le 31 du mois de mars,  l’outrecuidance de se comporter légèrement avec son cheptel, et de se moquer du mois de mars.

Mars n’apprécia pas et décida de se venger en appelant avril à son secours : avril gentil, deixa-mè un, deixa-m’en dos, deixa-m’en tres , i un que en tinc, faran quatre, “prête moi un jour, prête m’en deux, prête m’en trois, avec celui que j’ai, cela m’en fera quatre”.

Fort de ces quatre jours, mars va se déchaîner, vent glacial, grêle, neige, pluie, et tuer tout le troupeau de la vieille. Soc el març marçot que me vengi de tot “je suis le mauvais mars qui se venge de tout”.

Alors, que se passera-t-il début avril ?  Et surtout, ne croyez pas que c’est un poisson !