Notre histoire : la bataille navale de la baie de Rosas

 

Tout le monde connaît la bataille navale de Trafalgar, mais vous, d’ici, connaissez-vous la bataille navale de la baie de Rosas ?

Nous sommes au XIII ° siècle, le pape fait et défait les rois.

À la mort de Jaume I °, el Conqueridor, (1213/1276) son royaume est divisé entre :

Au sud, Pere II, (1276/1285), qui devient comte de Barcelone, Roi d’Aragon et de Sicile (à la suite des vêpres siciliennes, le 30 mars 1282 ). Au Nord, chez nous en somme, son frère Jaume II (1276/1311) devient roi de Mallorca . Cela comprend le Rosselló, le Vallespir, le Conflent, la Cerdanya avec Puigcerdà, la seigneurie de Montpellier, le vicomté de Carladès (près de Millau) et les Baléares.

Fin 1284 le pape excommunie Pere II pour donner la Catalunya à Charles de Valois, deuxième fils de Philippe III dit le Hardi. Le Roi d’Aragon, bien entendu, refuse cette sentence : « Cette terre a été acquise par l’épée de mes ancêtres, si quelqu’un veut le prendre, il lui en coûtera ».

Philippe III le Hardi décide alors de mener une expédition en Aragon, et au printemps 1285, il demande au roi de Mallorca l’autorisation de traverser le Roussillon. Cela lui fut accordé sauf que les Roussillonnais ne l’entendirent pas de cette oreille. Salses, Perpignan ainsi qu’Elne décidèrent de résister. Il s’en suivit de nombreux massacres.

Pendant ce temps, la flotte française devant approvisionner son armée, mouille dans la baie de Roses.

L’amiral Roger de Llúria à la tête de la flotte catalane, quitte la Sicile sous la protection du Royaume d’Aragon, et en profite pour s’emparer de la flotte française lors d’une violente bataille qui prendra le nom de cette baie, les 3 et 4 septembre 1285.

Terrassé par ce désastre, le roi de France décide d’envoyer le comte de Foix, afin qu’il négocie une trêve, refusée. Le messager eut beau menacer d’armer une autre flotte s’il refuse, mais la réponse fut tout aussi claire : pas de trêve. L’amiral eut alors cette fière réplique : « Je pense qu’aucun poisson n’ose se déplacer sur mer s’il ne porte l’écu aux couleurs du Roi d’Aragon sur la queue, écu qui lui sert de sauf conduit du Roi ».

Après de furieuses batailles, l’armée franchit le col de Panissar et envahit l’Empurda.

Une épidémie s’abat sur l’armée, affaiblissant un peu plus les troupes de Philippe le Hardi qui se retrouve isolé, seul derrière les Pyrénées. Il n’aura pas d’autre choix que de battre en retraite, poursuivi par les impitoyables Almogavres. (mercenaires au service de la Couronne d’Aragon, majoritairement Catalans et aragonais, constitués en compagnies). Ce sera un massacre. Seule l’avant-garde sera épargnée.

Philippe le Hardi décède à Perpignan le 5 octobre 1285. Pere II ne lui survivra que de quelques jours, et meurt le 10 novembre de la même année.

photographie : Amiral Roger de Llúria – statue de Barcelone

2 Thoughts to “Notre histoire : la bataille navale de la baie de Rosas”

  1. sylvia.mion@wanadoo.fr

    Pour confirmer vos propos sachez qu’avant les élections, plusieurs habitants de Saint Genis ont proposé au maire actuel de créer une fondation pour gérer l’ensemble du patrimoine de la commune. Ce système permets de récolter la quotité disponible de tous ceux qui payent l’impôt sur la fortune et pour les autres de déduire les sommes versées à la fondation de leur revenu imposable. Malgré le soutien de plusieurs conseillers municipaux ,ce projet n’a jamais été mené à bien au prétexte que le maire ne voulait pas s’en occuper, par contre il a fait en sorte que cette fondation ne voit jamais le jour.
    Dans de nombreuses communes Françaises ,les maires ont ainsi fait financer des travaux importants sur :les monuments historiques, les églises, les ponts, en évitant l’endettement de leur village et en permettant à leur population de s’investir pour la sauvegarde de leur environnement architectural.
    Dans notre programme ,nous avions inscrit la création d’une AVAP (air valorisation architecturale du patrimoine) je peux donc vous confirmer que notre groupe avait conscience, non seulement de la valeur du patrimoine de la commune, mais au delà était persuadé que nous pouvions nous appuyer sur cette richesse, pour développer le tourisme et par ricochet le commerce de notre centre ville.
    Sylvia Mion conseillère municipale d’opposition

  2. Gisèle

    Je ne savais pas où poster mon commentaire. Je le fais donc après ce très joli article. J’en profite au passage pour vous féliciter pour ce blog.
    J’ai vu une affiche de la conférence de l’ Asvac sur la recherche des sites anciens grâce à la prospection aérienne. Comme exemple est pris celui de la Lorraine. Alors je n’ai rien contre cette association, bien au contraire, mais je ne comprends pas cette démarche !
    Nous avons une chance incroyable à saint Genis d’avoir ce patrimoine que beaucoup nous envieraient. Des fouilles ont permises à l’époque de notre ancien maire de dévoiler des vestiges gallo romain. Aujourd’hui, tous nos trésors sont dans des états lamentables. Le bassin derrière l’église, elle aussi en mauvais état, nos parcs, nos jardins, nos façades plusieurs fois centenaire sans parler de nos rues, quand les seuls projets pour le village sont deux infrastructures pour deux ambitieux mégalomanes. Il est clair, évident, que tous ces bijoux, ces trésors historiques n’intéressent absolument pas la municipalité. Je ne les ai jamais entendu proposer quoi que ce soit, la moindre petite chose qui pourrait les mettre en valeur ! On pourra me dire ce que l’on voudra, mais je ne comprends pas le comportement de cette association qui au lieu de se battre en tapant du poing sur la table pour défendre nos intérêts, batifole avec un maire inexistant. Le mal s’est fait en 2014. Nous avons tous une part de responsabilité avec une part plus grande pour quelques-uns. Avec du recul, je commence à croire que les rumeurs qui couraient sur la triangulaire étaient malheureusement fondées. C’est dommage, je suis triste pour mon village, triste de constater que souvent les objectifs des uns sont loin d’être ce qu’ils souhaiteraient prétendre. Un maire de droite dont la gestion douteuse au grand jour de “sa distillerie” occupe toutes les discussions. Une première adjointe socialiste pour certains, du parti du maire pour d’autres, qui a acquiesce à tout depuis des années, une élue de l’opposition socialiste qui participe à toutes les réunions de travail pendant que le reste de l’opposition est écarté. Et le responsable d’ une association de sauvegarde des valeurs archéologiques et culturelles de notre village, se trouvant être accessoirement son mari, organisé des conférences sur le potentiel de régions lointaines alors que le nôtre se meurt, ça me rend folle et me fait regretter au plus haut point quelques décisions prises par le passé.

    Gisèle.

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