La loi d’un maire n’est pas toujours la meilleure !

Dans l’indépendant du vendredi 9 juin on pouvait lire “Espira de l’Agly, l’ancien maire au tribunal”. Gerard Bile répondait à 70 ans devant le tribunal correctionnel de favoritisme pour avoir entre 2012 et 2014 attribué des marchés publics sans aucun appel d’offres.

Il aura fallu que des conseillers municipaux, anciens de la majorité dans ce cas-ci, mettent leur nez dans les archives pour que ressurgissent du passé différents agissements suspects.

Une gestion en marge du cadre législatif

Des délégations exorbitantes pour signer des passations de marché sans en référer au conseil, des comptes-rendus de conseils municipaux qui ne reflétaient pas la réalité, petits cadeaux, favoritisme… Sans vouloir interférer dans une autre affaire que nous connaissons bien, cela pourrait porter à sourire tant les faits reprochés peuvent paraitre “insignifiants”, mais, la Loi, est la Loi.

Qu’en est-il de notre village ?

Pour Saint-Genis des fontaines, le dossier qui est enfin dans les mains du procureur de la république porte sur des sommes de plusieurs centaines de milliers d’euros, sur des délits de favoritisme, de détournement d’argent public, et d’un Conseil municipal qui pour la partie de la majorité a tout-fait pour que cessent les recherches qui ont conduit à ces suspicions, en votant contre toutes actions qui auraient pu lever le voile sur de troubles questionnements, en assurant par la même occasion qu’elle donnerait les explications nécessaires, sans jamais le faire.

Mais ne nous inquiétons pas, si tout cela n’est pour l’heure qu’au stade de “suspicion”, n’oublions pas : la Loi, est la Loi. Saint-Génis ne retrouvera sa superbe qu’une fois toute la vérité établie, que les suspicions auront été écartées et que la justice ait été faite.

« Dire la vérité est utile à celui à qui on la dit, mais désavantageux à ceux qui la disent,
parce qu’ils se font haïr. »
Blaise Pascal

Merci à tous ceux qui recherche la vérité. Merci à Laurent Counord, Jacques Pelet, Sylvia Mion, Annick Gayton et Claude Lobjoit

La rédaction